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Dehéries

la commune la moins peuplée du Nord

 

 

 

Deheries panneau 3  Fleurs 2006 Deheries panneau 3 Fleurs 2006   

 

 

 

 

Située à dix-sept kilomètres au sud-est de Cambrai, la commune de Dehéries, par sa population, est la plus petite commune du département du Nord.

 

 

 

Elle compte treize maisons, quarante-deux habitants dont douze de moins de 18 ans.

 

 

 

 

Carte d’identité

 

Canton de Clary

Arrondissement de Cambrai

Superficie : 187 hectares

Population 1999 :  37 habitants

Habitants . les Dehériens

Origine du nom : du nom de la famille Sohier de Le Héries

  

Deheries Deheries  

 

 

Blason

 

De gueules à une étoile à cinq rais d’argent  

 

 

 

 

 

 

Son territoire était jadis un fief appartenant à la descendance des comtes de Vermandois, la famille Sohier de Le Héries connue dès 1059.

A la veille de la Révolution, ce fief, devenu propriété de la famille Bourdon, était intégré dans la paroisse de Walincourt.

Le 7 février 1790, au cours d’une réunion municipale, les habitants de Héries-les-Walincourt décidèrent de prendre leur indépendance.

 

Des traces d’un château persistent

Au XIe siècle, un château en forme de quadrilatère entouré de larges fossés se dressait à l’est du village ; par endroits, l’emplacement des douves est encore quelque peu visible.

 

L’oratoire devient église

 

Deheries Eglise Ste Anne Deheries Eglise Ste Anne  

 

 

En 1801 l’évêque Gérard confirma la donation des droits sur l’autel de Dehéries faite à la cathédrale par son chapelain Lanvin.

 

 

En 1835 un oratoire est construit dans le cimetière ; en 1870-1871 un clocher est ajouté à l’avant de cette chapelle précédant ainsi la nef unique.

 

 

 

Chaque année, en juillet, de nombreux fidèles s’y retrouvent pour fêter Sainte Anne à qui l’édifice est consacré.

 

 

 

Une chapelle privée située sur le chemin de l’église est dédiée à Notre Dame de Grâce.

 

La sauvegarde du patrimoine

A quelques mètres de cette chapelle, un pigeonnier est en cours de construction.

Afin d’obtenir la réplique du pigeonnier du XVIIIe qui se trouvait à Esnes et qui s’est écroulé en 1993.

Les lits de briques rouges alternent avec ceux de pierre blanches selon la technique des rouges barres.

Commencé avec l’association « Les amis du moulin », le travail va se poursuivre avec une autre, crée en juillet 2006, « l’association pour la valorisation du patrimoine de Dehéries »

 

Quant au moulin Brunet, restauré et en parfait état de marche, il ne se trouve pas sur le territoire de Dehéries mais à la limite de celui de Walincourt-Selvigny en direction de Bohain.

C’est donc à tort qu’il est souvent appelé moulin de Dehéries.

 

G. Lemaire

 

Dehéries, village fleuri

 

Depuis 2001, aux entrées du village, sous le nom de Dehéries, les panneaux arborent trois fleurs.

 

C’est le maire, Christian Besnier, qui dès son élection en 1983, décida d’embellir la commune. Avec patience et minutie il choisit et acheta les fleurs, conçut leur agencement, planta, arrosa, désherba, assura l’entretien des pelouses.

 

La reconnaissance du travail fourni d’une part, et cette de la beauté du village d’autre part arrivèrent dès 1990 avec l’obtention du diplôme d’honneur et d’un troisième prix départemental.

L’année suivante le diplôme d’honneur était accompagné d’un premier prix départemental.

En 1992 les récompenses furent identiques de même qu’en 1993, mais cette fois un premier prix régional vint s’y ajouter.

 

C’est en 1994 que Dehéries se vit décerner le panneau village fleuri avec la première fleur ; à côté de celle-ci vint s’en placer une deuxième en 1995.

Pour obtenir la troisième il fallut patienter jusqu’en 2001. Depuis lors chaque année les trois fleurs furent confirmées.

 

L’attribution, puis la confirmation de la troisième fleur, sont venues récompenser les sacrifices et les efforts consentis par les uns et les autres, mais elles encouragent aussi le maire à poursuivre l’embellissement du village, sans toutefois rechercher une quatrième fleur, car cela imposerait trop de contraintes.

 

Différents massifs de fleurs et même des haies basses viendront agrémenter les abords du pigeonnier lorsque la construction de celui-ci sera achevée. C’est l’un des prochains objectifs de la municipalité.

 

La réputation de cette petite commune est largement méritée.

 

G. Lemaire

Article publié par • Publié Jeudi 12 juillet 2007 • 4562 visites

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