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Walincourt-Selvigny

mairie Walincourt-Selvigny mairie Walincourt-Selvigny   

 

 

CARTE D'IDENTITÉ

 

CANTON DE CLARY

 

Arrondissement de Cambrai

Superficie : 1 507 hectares

Population 1999 : 2 137 habitants

Habitants : les Walincourtois-Selvigniens

Origine du nom : de Walden-court, "exploitation du bois" et du latin silvaiacum "habitation dans la forêt"

 

 

  

LE BLASON 

 Blason Blason  

D'argent au lion de gueules.

D'azur à la fasce d'or, chargée de trois croix potencées de sable et accompagnée de trois roses à six feuilles d'argent.

 

 

HISTORIQUE

    

 

  

La commune de Walincourt Selvigny est située à 15 kilomètres au sud-est de Cambrai

 

Sur le territoire de Walincourt, la première famille seigneuriale bien connue (Buridan) s’imposa au XlIème siècle. Dans la première moitié du XIIIème siècle, elle dota le vil­lage d’un château, d’une église collégiale et de l’hôpital Saint­-Nicolas qui accueillit passants, pèlerins, pauvres et malades jusqu’en 1630.

A 1 800 mètres du village, en direction d’Esnes, Baudin de Dours, en 1255, fit construire un ermitage qui prit plus tard le nom de prieuré des Guillemins (trente à quarante religieux au départ, douze en 1790). Converti en maison d’éducation au XIXème, le prieuré fut finalement transformé en exploitation agri­cole. Des souterrains-refuges (galeries et chambres) dits "car­rières de l’abbaye” existent sous les bâtiments.

 

Un temple protestant en 1787

 

Dès 1594 le protestantisme est établi à Walincourt Un certain nombre de protestants s'exilèrent après la révocation de l'Edit de Nantes, néanmoins an début du XIXème siècle, l’importance de la communauté (25 % de la po­pulation) permit l’approbation d’un oratoire du culte réformé dès 1804.

Situé rue Gambetta, le temple actuel, construit de 1821 à 1823 et reconstruit en partie après la Grande Guerre, a remplacé le lieu de culte réformé bâti en 1787 rue du Cheminet.

La paroisse de Walincourt ayant Déhéries pour annexe, dépendait du décanat de Cam­brai avant 1790 mais après le concordat, elle fut rattachée au décanat de Clary.

Au cours de la Première Guerre mondiale, le village fut presque entièrement détruit.

Célèbres en leur temps et parfois au-delà, des personnalités (seigneurs, marquis, sénéchal, vice‑roi, écrivains, sportif...) vécurent sur ce terroir ; parmi elles le chroniqueur Enguerrand de Monstrelet (v. 1390-1453) bailli de 1445 à 1453, le mis­sionnaire Pierre Duchaussois (1879-1940) et le journaliste Jean Crinon (1927-1994).

Plusieurs sépultures post-mé­rovingiennes découvertes au lieu-dit Le Petit Paris en 1992 figurent parmi les plus ancien­nes traces d’occupation du do­maine de Selvigny.

C’est sur ce territoire qu'au Moyen Age une léproserie fut construite par Agnès de Walincourt ainsi qu’une commanderie des Tem­pliers.

Quant à la seigneurerie de Sorval, sous Louis XV, route d’Elin­court en bordure d'un bois, elle érigea un château anéanti au cours de la première guerre et reconstruit en 1929.

Un cimetière allemand de trois mille tombes et un ossuaire té­moignent de l’âpreté des com­bats lors de la guerre 14-l8.

 

EgIises et chapelles

 

eglise saint pierre eglise saint pierre  Le clocher établi sur douze fûts en bois et la nef, qui sont les deux plus anciennes parties de l'église Saint-Pierre, datent du XVIème siècle, la cuve baptismale en pierre bleue portant la date de 1545 en témoigne.

 Des ajouts à l’édifice furent réalisés ultérieurement ; les bas-côtés et le choeur au XIXème   siècle, le déambulatoire et les deux chapelles latérales en 1934.

 

C’est au lieu-dit Le Petit Paris, aux environs de l’actuel monu­ment aux morts, que se situait la première église à une seule nef ; datant du milieu XVème siè­cle, elle fut détruite en partie en 1793 puis à nouveau quelques années plus tard. eglise saint martin eglise saint martin  

 

Finalement elle fut remplacée par l'église actuelle dédiée à Saint Martin ;  construite peu avant 1870 et aménagée grâce aux dons de particuliers ; elle a été restaurée il y a une quin­zaine d’années. Deux de ses vitraux sont classés.

 

Rue Pasteur, aujourd’hui située sur un terrain appartenant à la famille Dutemple, une cha­pelle consacrée la Très Sainte Vierge Marie fut érigée en 1863 grâce à des souscriptions recueillies dans la paroisse. A l’intérieur se trouve une statue de l’Immaculée Conception venant d’une institution de Belgique ; jadis les paroissiens s’y rendaient en procession le 15 août.

Rue de Caullery se trouve une chapelle privée appartenant à la famille Viltard. Entièrement rénovée en 1997, elle est vouée à Notre-Dame des Sept Dou­leurs.

 

Moulin, kiosque et béguinage

 

Edifié au XVème siècle, le mou­lin Brunet est le plus vieux des Pays-Bas Français. Il est en pierre et est le seul du dépar­tement à posséder une cave.

Le dernier meunier Arthur Brunet s’y installa en 1894 et le fit tourner jusqu'en 1914.

En 1916, les Allemands, après l’avoir dé­capité, avoir haussé les murs et percé de nouvelles ouvertures y installèrent un poste de garde et ce jusqu’en 1918. Totalement  restauré grâce à une association et à la commune, il a retrouvé sa splendeur de jadis.

Au début du XXème siècle, à Ia demande de l’harmonie, un kiosque à musique fut construit sur la place Jean }aurès. Il fut financé grâce à une souscription publique.

Kiosque Kiosque    

 

Fondé sous l’impulsion de l’abbé Poui!Ie et géré depuis l'origine par des bénévoles (toutes communautés confondues) le Béguinage met actuellement seize appartements à la disposition de personnes seules et aux revenus modestes.

 

Actualités

 

Trois établissements scolaires accueillent les élèves : l’école maternelle (90), l’école Gaston Bricout (150), le collège François Villon (470) ; outre les Walincourtois-Selvigniens ce dernier draine les collégiens de dix autres communes.

Créée en 2002, avec Beauvois et Bertrv, Ribambelle, une structure multi-accueil, prend en charge les enfants de 3 mois à 4 ans qui lui sont confiés quatre demi-journées par semaine.

Longtemps à vocation textile, la commune n’abrite plus que deux ateliers de broderie, une fabrique de lingerie et un atelier de création (tissu d’apparat).

Une entreprise de chaudronnerie emploie présentement une trentaine de salariés.

Quelques artisans-bijoutiers créent et fabriquent des bijoux.

Tous les commerces et services en place actuellement sont très appréciés de la population.

Le tissu associatif est riche d’une trentaine de sociétés sportives, culturelles, éducati­ves, caritatives...

Autour de Walincourt-Selvignv trois itinéraires de randonnée (7,11 et 13 kilomètres) sont balisés ; ils donnent la possibilité de découvrir le secteur. Le plus court part de la place Jean Jaurès et permet de faire le tour du village.

 

G. Lemaire

Article publié par Michel LEMAIRE • Publié Mardi 18 juillet 2006 • 8498 visites

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